• Histoire du Tibet

    Le Tibet est l'aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone linguistique
    tibétaine ainsi que « le grand Tibet historique » revendiqué par le gouvernement tibétain en exil sont composés de trois régions : le Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est aujourd'hui comprise dans la Région autonome du Tibet), l'Amdo (correspondant aujourd'hui globalement aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la Région autonome du Tibet). Le nombre de Tibétains dans l'ensemble de ces régions est de 5,020,000, selon le bureau des statistiques de Chine.Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter qu'environ 150,000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde.
    La superficie du Tibet varie de 1,221,600 km2 (pour la région administrative, qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing à 2,500,000 km2 pour le Grand Tibet revendiqué par le gouvernement tibétain en exil. La population de la Région autonome comptait 2616000 habitants en 2000.La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.
    Tibet se voit parfois orthographié Thibet, notamment dans les récits de la célèbre
    exploratrice et orientaliste Alexandra David-Néel.


    Histoire

    Drapeau du Tibet (1912-1959), créé en 1912 par le 13 e dalaï-lama, à partir d'emblèmes remontant au règne du roi du Tibet Songtsen Gampo au VIIe siècle. Drapeau militaire de 1912 à 1951, il continue à être employé par le  Gouvernement tibétain en exil, mais est interdit en République populaire de Chine depuis 1959 qui le nomme parfois "Drapeau aux lions des neiges". Le drapeau du Tibet (1912-1959) créé par le 13e dalaï-lama en 1912, a été proscrit par la République populaire de Chine au Tibet en 1959, neuf ans après l'invasion chinoise. Il est aujourd'hui l'emblème du gouvernement tibétain en exil. Son origine remonterait au VIIe siècle sous le règne du roi du Tibet Songtsen Gampo. « Les Cinq peuples rassemblés », le Drapeau de la République de Chine de 1912 à 1928, représentant les Hans, les Mandchous, les Mongols, les Ouïgours et les Tibétains - les cinq peuples principaux de la République de Chine.

    L'histoire, notamment les événements du XXe siècle, ont donné lieu à une double interprétation relevant du domaine de l'historiographie. Avant 1950Au VIIe siècle, le Tibet unifié est fondé par Songtsen Gampo, qui crée un vaste et puissant empire. Pour consolider ses alliances politiques, il prend pourépouses la princesse népalaise Bhrikuti, fille du roi Amsuvarma, et la princesse chinoise Wencheng Gongzhu, nièce de l'empereur Tang Taizong. Les Tibétains attribuent lintroduction du bouddhisme et la fondation du temple de Jokhang à ces deux reines, considérées comme deux incarnations dubodhisattva Tara.
    Entre 742 et 797 (?), Trisong Detsen, deuxième « roi selon la doctrine bouddhique », fait du bouddhisme la religion d'État, invite des maîtres indiens, dont Padmasambhava à qui on attribue l'introduction du tantrisme au Tibet. Il y a des traductions de textes bouddhiques du sanskrit en tibétain. L'expansion de l'empire se poursuit. Les Tibétains occupent la capitale chinoise Chang'an (Xi'an) en 763.

    Les Tibétains forment un peuple d'Asie vivant dans l'actuelle région autonome du Tibet et dans les provinces chinoises voisines. Ils composent une des 56 nationalités de Chine. Environ 5 % des Tibétains vivent en exil.

    Historiquement, le Tibet comprenait trois régions principales : la région de Ü-Tsang correspondant à la plus grande partie de la région autonome du Tibet actuelle, l'Amdo incorporé à la province chinoise du Qinghai2 et le Kham dont la partie orientale est incorporée à la province chinoise du Sichuan, sa partie occidentale étant rattachée à la région autonome.

     

    Depuis 1970, la politique de planing familial chinoise contraint les Hans et les couples mixtes han et minorité à une limitation du nombre d'enfants. Les minorités tibétaines (Zang, Naxi, Bai, Mongole, Moso,...) comme les autres minorités nationales n'étant pas concernées par cette loi. C'est en 1983 qu'une politique de planning familial destinée aux Tibétains a été instituée pour la première fois, d'abord avec une limitation à deux enfants dans les zones urbaines, puis en 1984 avec une limitation à trois enfants dans les zones rurales, à l'exception des zones frontalières. Cependant, les mesures prévues ont été assez peu mises en pratique, ce qui a conduit, après le recensement de 1990, à une campagne destinée à en renforcer l'application, principalement dans les zones rurales. C'est de cette époque que date la mise en œuvre du système des amendes, chaque autorité locale étant officiellement maître de son application. Un système de quotas de naissances a également été institué ; ces quotas, définis par le gouvernement de Lhassa, étaient répartis entre les différentes entités administratives.

    Les modalités réelles d'application de cette politique font l'objet de diverses analyses :

    • Selon l'analyse de Kate Saunders, journaliste spécialiste du Tibet et de la Chine, analyste à Tibet Information Network, les fonctionnaires tibétaines n'auraient droit qu'à un seul enfant ; les familles ayant trois enfants ou plus seraient soumises à diverses sanctions : une amende de 1 800 yuans par an (montant équivalent au revenu annuel d'un fonctionnaire bien payé), la perte d'allocations ou d'avantages liés à l'emploi, et même l'avortement forcé ou la stérilisation. En outre, les enfants surnuméraires ne pourraient pas obtenir de permis de travail, et seraient exclus des systèmes d'éducation et de soins de santé. Un document de Campaign Free Tibet intitulé Children of Despair datant de 1992 et présenté en 1996 à la commission des Nations Unies sur le droits des enfants, affirme que la Chine aurait pratiqué une véritable campagne de génocide au Tibet, notamment par le biais d'un contrôle forcé des naissances. Pourtant, d'après un rapport de 1994 du Tibet Information Network, si des cas de stérilisations forcés ont bien été rapportés, ils resteraient peu nombreux et pourraient n'être que des actes isolés, sans rapport avec le pouvoir central.
    • En revanche, selon Gu Baochang, un officiel du gouvernement chinois, au Tibet, si les fonctionnaires Han n'ont droit qu'à un seul enfant, les fonctionnaires tibétaines pourraient en avoir deux. Une étude du «The Center For Research on Tibet » de l'Université américaine Case Western Reserve, et reprise par différents sites chinois, précise que l'application de la politique de planning familial resterait assez souple au Tibet, et qu'aucun avortement forcé n'y serait pratiqué36. Cette étude a été commentée par les organisations pro-tibétaines.

     

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  • Commentaires

    4
    Malycia
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 18:54
    C’est très enrichissant,merci beaucoup pour ce partage, j’adore le Tibet et la sagesse des Tibétains. Bisous
      • CHANG LA SAGESSE Profil de CHANG LA SAGESSE
        Dimanche 13 Janvier 2013 à 19:02
        Content de savoir que cet article te plaise Maly J'aimerais aller au Tibet mais Maman me dit que c'est long et dangereux pour moi Poutous
    3
    tanou307
    Vendredi 11 Décembre 2009 à 18:01
    tres belle culture ,le dalai lama est un homme que j'aime beaucoup ,la bonte est la sagesse a lui tout seul
    aimerais un jour aller dans ce beau pays
    amiti?
    ant
    2
    Papillotte14
    Samedi 6 Juin 2009 à 15:49
    Merci pour cette présentation très instructive .....

    Ton blog mérite vraiment le détour!!
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